Deux semaines se sont écoulées depuis le Semi de Paris. Si la première semaine, je n’avais pas les jambes pour aller courir, cette deuxième semaine, c’est la tête qui n’y était pas. Je crois que je suis atteinte du blues post-course…
Trois mois de préparation
Début janvier, de retour de vacances de Noël au soleil, je me lance dans mon plan d’entraînement semi-marathon. Cette année, je veux réussir à courir les 21,1 km en 2 heures. La route sera longue et le Semi de Paris sera la première étape.
Pendant 3 mois, je me lève plus tôt. Trois fois par semaine, je vais courir une heure avant le boulot. Les séances de fractionné s’enchaînent, les sorties longues aussi et l’envie de courir ne me lâche pas. J’ai même assez de pêche pour combiner running et yoga après le travail. Les jours de repos sont presque une torture tant je me sens bien après un run. Clairement je suis accro.
Le pic d’endorphine du jour J
Le jour du Semi est là et mes jambes ne demandent qu’à partir ! Le vendredi juste avant la course, je me suis même fait une séance de 5 km à allure très rapide pour calmer mes ardeurs. Trois mois que je m’entraîne et que je l’attends. Je savoure la course de bout en bout malgré les douleurs sur la fin du parcours.
Les trois jours suivant la course, j’ai encore l’impression d’y être. J’ai le sourire dès que je vois ma médaille, je « like » plus de photos de runners sur les réseaux sociaux. Je suis sur mon nuage, fière d’avoir fini la course. Je n’ai pas atteint mon objectif de l’année mais je m’en fiche. Je l’ai fait et sans me blesser. Et pire que tout : j’ai super envie de courir alors que mes jambes sont encore endolories. Je crois que je suis maso.
J+7 : la descente
A part un petit jogging le dimanche qui a suivi, aucune motivation. Je me dis que je devrais aller courir par habitude mais rien de plus. Petite déprime. Je suis bel et bien descendue de mon nuage.
Les matins sont difficiles. J’ai repris mes mauvaises habitudes : j’appuie toutes les 10 minutes sur le bouton « repeat » de mon alarme et me rendors. Je finis par me lever 45 minutes plus tard, pas du tout motivée pour la journée.
Samedi matin, machinalement je suis allée courir une heure. Alors bien sûr, je me suis sentie bien après mais rien de fou. Comme si courir ne me faisait plus rien.
Heureusement le soleil est arrivé sur Paris, ce qui aide à rester de bonne humeur. Mais côté sport c’est plutôt la grosse flemme, d’où mon absence ici aussi d’ailleurs.
Définitivement, j’ai le blues post-course. J’en avais entendu parlé via quelques forums de coureur mais c’est la première fois que je l’expérimente. D’un seul coup, j’ai perdu toute envie de courir ou de faire quoique ce soit. Pourtant mes jambes et mon corps vont beaucoup mieux.
Faire une pause pour mieux repartir
Je pourrais, comme à mon habitude, me fixer un nouvel objectif running. Evidemment, je pense déjà à mon prochain semi-marathon.
Mais ce ne sera pas pour tout de suite. Je n’ai pas envie de me forcer.
Le printemps est là. Mes allergies au pollen commencent déjà à se faire sentir. Du coup, naturellement (et comme tous les ans), je vais devoir réduire mes sorties running en extérieur.
Finalement, je me dis que le printemps va me servir d’excuse pour faire un petit break. Même si je garde en tête mes envies de l’année, je n’ai aucun objectif précis en vue pour le moment. J’irai donc courir uniquement si le coeur m’en dit, pour le plaisir.
Je vais profiter des trois prochains mois, pour me consacrer à d’autres activités et probablement même retourner en salle. J’ai repris le yoga ce weekend avec beaucoup de plaisir après 2 semaines sans y aller. J’ai une folle envie d’aller nager et de m’améliorer mais aussi de tester de nouveaux sports.
Vous l’aurez compris, je vous parlerai probablement moins de running les prochaines semaines mais ce sera pour mieux y revenir cet été 😉
Et vous, avez vous déjà connu le blues post-course ? Qu’avez-vous fait pour le contrer ?
Crédit photo de couverture : lzf sur istockphoto.com
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